Le 17ᵉ siècle

L’Europe connaît des guerres de religions où états catholiques et protestants s’affrontent. Nombreux fuient vers les Amériques. Mondanité, hypocrisie et rationalisme se tiennent à la porte…

La lutte religieuse se poursuit

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L‘Europe connaît une période de guerre de religions où les états catholiques et protestants s’affrontent : la victoire est remportée alternativement par l’un puis par l’autre. En France, la royauté tolère le protestantisme, et l’édit de Nantes (ci-contre) promulgué en 1598 est respecté les premiers temps. Mais les intrigues papales influentes vont compromettre la cohabitation et aboutir à la révocation de cet édit. Les conflits armés reprennent et certaines provinces protestantes et leurs villes, comme La Rochelle et Montpellier, sont assiégées : peu à peu, la liberté de culte est supprimée. Les temples sont détruits, certains métiers sont interdits

aux protestants, l’abjuration de leur foi est obtenue par la force. Pour ceux qui résistent c’est les galères pour les hommes, la prison pour les femmes. Obligation est faite pour les enfants d’être élevés selon la foi catholique et les pasteurs sont sommés de quitter la France. C’est par centaines de milliers que les protestants français fuient et immigrent vers le reste de l’Europe, ce qui développera un esprit anti-français. La persécution est active également hors de France : les Vaudois en font les frais par deux fois. Une controverse apparaît au sein du catholicisme : Le jansénisme prône un retour aux écrits d’Augustin, et insiste sur la prédestination et la grâce irrésistible.

Auteurs du 17ᵉ siècle

» John Bunyan
» William Penn

« La première Action de grâces à Plymouth » (1914) Jennie A. Brownscombe

L’exil vers l’Amérique

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Rapidement, Jésuites et Jansénistes s’opposent, et la querelle s’étend à presque toute la France. On note également un retour à la piété. Et si l’enthousiasme religieux anime les multitudes, la majeure partie des intellectuels écrivains est composée de fervents catholiques. Les Eglises réformées et luthériennes rencontrent également des difficultés internes avec la controverse arminienne niant la prédestination. L’Eglise anglicane, poussée par les puritains calvinistes, efface les dernières traces du papisme et les « indépendants » introduisent l’autonomie

pour chaque assemblée, supprimant ainsi le régime épiscopal et les synodes. De nombreux prédicateurs sillonnent le pays, mais bientôt l’Angleterre tombe dans l’anarchie. Finalement, le système anglican est rétabli, le puritanisme remplacé par la frivolité. Certains indépendants quittent l’Angleterre et les Pays-Bas, gagnent l’Amérique du Nord et y fondent une communauté quasi théocratique austère et intransigeante. Après une visite, un pasteur anglican fonde une autre colonie où règne la liberté de conscience et de culte : L’Eglise Baptiste américaine est née.

D’autres confessions coexistent tant réformée, luthérienne, quaker que catholique : cette ouverture explique en partie l’orientation prise par la démocratie américaine actuelle. Si cette période de lutte voit le protestantisme et le catholicisme s’affermir et s’épanouir respectivement, l’Eglise n’est pas préparée à la mondanité, à l’hypocrisie, et au rationalisme qui se tiennent à sa porte.

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bible-de-lutherC‘est Jean Chrysostome qui au 5e siècle utilise le mot grec biblia (les rouleaux, les livres) pour désigner les textes sacrés. Repris en latin ecclésiastique pour donner «  bible », ce mot désigne donc étymologiquement LE livre par excellence. Rédigé par plus de 40 auteurs qui ne se connaissaient pas, sur plus de 1500 ans, son message aborde les grandes questions spirituelles : Qui est Dieu ? Qui est l’homme ? Y a-t-il une relation possible entre Dieu et l’homme et comment ? Ouvrage le plus recopié, le plus traduit au monde, il fut aussi le premier livre imprimé et demeure LE plus grand best seller de tous les temps.

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