Athanase d’Alexandrie (298-373)

Patriarche d’Alexandrie, il est généralement compté parmi les Pères de l’Église.

Se battant contre l’hérésie grandissante de l’arianisme, il défend la foi et la doctrine transmise par les apôtres: «l’homme ne serait pas sauvé si le Christ n’était pas pleinement Dieu», Jésus en est le centre, l’Esprit l’inspire, l’Évangile en est la référence.

Brève biographie

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Né à Damanhour, près d’Alexandrie, en Égypte, en 298, Athanase est issu d’une famille chrétienne aisée et il entre très jeune dans le clergé d’Alexandrie. Il s’impose très vite par ses qualités comme secrétaire et homme de confiance de l’évêque Alexandre.

L’un de ses premiers textes connus est le mémorandum qui lui est attribué, envoyé en 322 par Alexandre à ses collègues évêques pour expliquer et justifier le synode d’Alexandrie qui a déposé le prêtre Arius et ses partisans pour hérésie.

Il participe au premier concile de Nicée en 325 et Alexandre le désigne comme successeur avant de mourir. Athanase est intronisé évêque d’Alexandrie en 328, âgé de seulement trente ans.

Dès 329, il doit faire face aux schismes et aux divisions qui s’intensifient dans les communautés chrétiennes: l’arianisme se renforce avec Eusèbe de Nicomédie et en Égypte, un rapprochement se produit entre les ariens et le schisme plus ancien de Mélétios.

En 335, après une large campagne de diffamation et d’accusations de toutes sortes contre Athanase, le concile de Tyr, initié par les ariens, adopte une résolution déposant Athanase de son siège, ce qui marque le début d’une vie d’exils pour Athanase, les dissensions croissantes entre chrétiens ne faisant que croître. Il s’éloigne alors d’Alexandrie et reste en Egypte mais les persécutions contre les chrétiens fidèles à ses enseignements, initiées par les ariens qui ont infiltré toute l’Eglise, se font de plus en plus violentes et fréquentes. Comprenant que toute tentative d’engager des pourparlers est désormais inutile, Athanase rédige une Lettre aux évêques d’Égypte et de Libye, les mettant en garde contre les formulaires ariens et les engageant à endurer la persécution, puis il retourne dans le désert égyptien où il achève la rédaction de son Apologie.

À une époque où le dogme n’était pas fixé, le combat qu’il mène contre la position arienne est un des plus décisifs: il lutte non seulement contre les Églises dissidentes, mais aussi contre le pouvoir civil des empereurs.

Dans ses écrits, Athanase cherche à convaincre en rappelant la foi transmise par les apôtres: Le Verbe de Dieu «s’est fait homme pour que nous devenions Dieu; il s’est rendu visible dans le corps pour que nous ayons une idée du Père invisible, et il a lui-même supporté la violence des hommes pour que nous héritions de l’incorruptibilité». «Le synode de Nicée a mis correctement par écrit ce qu’il convenait de dire, c’est-à-dire que le Fils, engendré de la substance du Père, lui est consubstantiel.». «À vous de demeurer sur le fondement des Apôtres et de conserver les traditions des Pères, tout en priant pour que cessent dorénavant toute querelle et toute dispute, pour que les folles tentatives des hérétiques soient condamnées, ainsi que toute lutte de mots. Et puisse la meurtrière hérésie des ariens au nom abominable être éliminée, et la vérité resplendir dans tous les cœurs, de façon que tous, partout, disent la même chose et pensent la même chose. Et sans plus rien laisser subsister du blasphème arien, qu’on dise et confesse à travers toute l’Église: Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême dans le Christ Jésus notre Seigneur, par qui soient rendues au Père la gloire et la puissance dans les siècles des siècles».

Athanase rappelle également à chacun la nécessité de s’évaluer à la mesure définie par le Christ: «Mettez-vous vous-mêmes à l’épreuve, pour voir si vous êtes dans la foi; examinez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous?»

Athanase meurt le 2 mai 373, après avoir désigné son successeur Pierre II.

Lettre à Orsisios

Eloge du moine Théodore qui vient de décéder (le 27 avril 368) et exhortation qui vise à convaincre Orsisios d’assumer pleinement la direction du monastère dont il partageait jusqu’alors la responsabilité avec Théodore.

Lettre encyclique aux Évêques d’Égypte et de Lybie

« Le bienheureux évêque Alexandre rejeta Arius de l’Église parce que cet impie disait que le Père n’a pas toujours été Dieu et que le Fils ne l’a pas toujours été non plus; mais que, toute chose venant du néant, le Fils venait aussi du néant; que, tout ayant été créé, lui aussi avait été fait et créé. »

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