Athénagore (133-190)

Philosophe athénien converti au christianisme, ses écrits prouvent son érudition et sa culture, sa maîtrise de la philosophie et de la rhétorique, une bonne appréciation de l’atmosphère intellectuelle de son époque, et son tact et sa délicatesse dans la lutte contre ses puissants adversaires en religion. On trouve dans « la supplique » la première démonstration rationnelle de l’unité de Dieu dans la littérature chrétienne.

Brève biographie

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Tout ce que l’on sait de lui est qu’il fut un philosophe athénien et qu’il se convertit au christianisme.

Deux traités seulement ont été conservés sous son nom : la « Supplique au sujet des chrétiens » et un traité « Sur la résurrection des morts ».

Le traité Sur la résurrection des morts, première exposition de cette doctrine dans la littérature chrétienne, fut écrit un peu plus tard que la Supplique. Athénagore apporte à la défense de sa doctrine ce que la philosophie contemporaine pouvait comporter de meilleur.

Après avoir réfuté les fréquentes objections de son époque, il démontre la possibilité de la résurrection d’abord par la puissance du Créateur puis par la nature du corps humain. Il montre que la nature et la cause finale de l’homme demandent la perpétuation de la vie de l’âme et du corps.

La Supplique au sujet des chrétiens, écrite vers 176 ou 177, est une défense écrite destinée à la chancellerie impériale ou, plus vraisemblablement, à la publication, présentée par un philosophe sur des motifs philosophiques, à l’adresse des empereurs romains Marc Aurèle et Commode, vainqueurs à la guerre contre les Arméniens et les Sarmates, « mais, par-dessus tout, philosophes ».

Il se plaint tout d’abord de l’injuste discrimination dont sont l’objet les Chrétiens et les calomnies qu’ils doivent supporter, puis combat la charge d’athéisme. Il établit le principe du monothéisme, citant des poètes et philosophes païens pour défendre les doctrines pour lesquelles les Chrétiens sont condamnés et démontre la supériorité de la foi chrétienne en Dieu par rapport aux croyances païennes. C’est la première démonstration rationnelle de l’unité de Dieu dans la littérature chrétienne.

Prenant ensuite la défensive, l’apologiste justifie l’incroyance chrétienne envers les divinités nationales sur le principe de son absurdité et de son indécence, citant longuement les poètes et philosophes païens pour illustrer sa défense. Finalement, il combat la charge d’immoralité en exposant l’idéal chrétien de pureté, même en pensée, et la sainteté inviolable du institution maritale. La charge de cannibalisme est refutée en montrant le respect des Chrétiens pour la vie humaine, qui les pousse entre autres à refuser les spectacles sanglants du cirque et à rejeter l’avortement.

Liens externes
» Biographie (Wikipedia)

Supplique au sujet des Chrétiens

Mais le Fils de Dieu est le Verbe, la pensée et la vertu du Père car tout a été fait par lui et avec lui, puisque le Père et le Fils ne sont qu’un. Or comme le Père est dans le Fils, et le Fils dans le Père, par l’unité et la vertu de l’esprit, il s’ensuit que le Fils de Dieu est la pensée et le Verbe du Père.

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