Augustin d’Hippone (354-430)

L’un des quatre Pères de l’Eglise occidentale et l’un des trente-six docteurs de l’Eglise, il est le penseur le plus influent du monde occidental jusqu’à Thomas d’Aquin.

Le Dieu d’Augustin est à la fois au-dessus des êtres humains et au plus profond d’eux-mêmes, d’où la raison et la volonté ne peuvent être séparées de la grâce.

Brève biographie

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Né en 354 à Thagaste en province d’Afrique (actuelle Algérie), Augustin appartient à une famille de la classe aisée qui ambitionne de voir son enfant devenir avocat ou membre de l’administration impériale. Sa mère est une fervente chrétienne mais le couple connaît des tensions liées aux infidélités du mari qu’elle parvient malgré tout à convertir au christianisme un an avant sa mort.

Élève doué mais indocile, Augustin déteste l’école et craint le châtiment de ses maîtres. A partir de 15 ans, il se montre critique envers un mode d’enseignement qu’il estime trop centré sur l’éloquence et la mémoire. Il commet de menus larcins commis non par besoin mais par plaisir de la transgression, ce qu’il se reprochera plus tard dans ses « Confessions ».

A 17 ans, il part étudier à Carthage, où il rencontre une femme dont il aura un fils et qui deviendra sa concubine. Là, il devient adepte du manichéisme, se passionne pour la philosophie, et en 375, il retourne à Thagaste pour y enseigner la grammaire jusqu’en 382.

En 386, il se trouve à Milan, où le récit de la conversion au christianisme de deux hommes appartenant au corps des agents secrets provoque chez lui un tel bouleversement qu’il se convertit à son tour. Il abandonne le métier de rhéteur et c’est à ce moment-là qu’il commence à écrire.

Il se fait baptiser en 387 par Ambroise, évêque de Milan et en 391, il se rend à Hippone où il devient prêtre et fonde un monastère. Augustin impose à son clergé un mode de vie très modeste dont il donne l’exemple.

En 395, Augustin est nommé évêque d’Hippone et le reste jusqu’à sa mort en 430, lors du siège de la ville par Genséric, roi des Vandales.

Lettre à Proba

Je me rappelle que tu m’as demandé et que j’ai promis de t’écrire quelque chose sur la manière de prier Dieu. Aussi, dès que celui que nous prions m’en a donné le loisir et la capacité, j’ai cru devoir payer ma dette sans tarder et servir ton pieux zèle dans la charité du Christ.

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