Basile de Césarée (329-379)

Frère de Grégoire de Nysse, il est considéré avec Grégoire de Nazianze comme l’un des trois «Pères cappadociens».

Défenseur de la foi de Nicée contre l’arianisme, il cherche autant que possible à pacifier les divisions au sein de l’Église.

Brève biographie

divb-e

Originaire de Césarée de Cappadoce, Basile nait vers 329 dans une famille chrétienne d’avocats et de rhéteurs. Deux de ses frères, Grégoire de Nysse et Pierre de Sébaste, deviendront évêques comme lui.

En 351, durant ses études à Athènes, il se lie d’amitié avec Grégoire de Nazianze. Les deux hommes développent le même goût pour la vie contemplative et monastique.

En 355, à l’âge de 26 ans, il quitte Athènes et enseigne la rhétorique à Césarée de Cappadoce et à Néocésarée, et y exerce quelque temps la profession d’avocat jusqu’en 356. Il reçoit le baptême des mains de l’évêque de Césarée, puis voyage en Syrie, en Palestine et en Égypte durant deux ans.

En 358, de retour de ces voyages, il renonce au monde, se retire dans la solitude dans le Pont, et crée un ermitage qui devient très vite une communauté d’hommes.

En 362, Eusèbe l’ordonne prêtre et le prend comme auxiliaire.

En 364, Basile rédige le traité Contre Eunomius, dans lequel il développe toute une théologie contre Eunome et sa conception de Dieu, qui nie la Trinité.

En 368 sévit une grande famine dans la région de Césarée. Basile prêche afin de favoriser la charité, et, ayant reçu l’héritage de sa mère défunte, décide de le donner aux pauvres, nourrissant les pauvres de sa ville, quelle que soit leur religion.

En 370, à la mort d’Eusèbe, Basile défend la foi de Nicée contre tous les évêques ariens et il est élu évêque à seulement quelques voix de majorité. Une fois élu, Basile fait tout son possible pour résister à l’arianisme.

Basile développe une véritable assistance publique. Il fonde dans chaque circonscription de son diocèse un hospice pour recevoir les pauvres et les malades. À Césarée, il construit un établissement complet, une petite ville, qui comprend au centre l’église, entourée d’un hospice de vieillards, un hôpital pour les malades, une hôtellerie pour les voyageurs et les pèlerins, des logements pour les gens de service, et des écoles pour les orphelins de la ville, le tout financé par l’Église.

Il recherche sans cesse l’unité de l’Église, par ses écrits hostiles aux divisions de l’Église.

Souvent malade et de santé fragile, il meurt le 1er janvier 379, à l’âge de 50 ans.

Sur Dieu et le mal

Celui-là est donc insensé, privé de raison et d’intelligence, qui va jusqu’à dire qu’il n’y a pas de Dieu; celui-là en approche beaucoup et ne lui cède guère en folie qui ose dire que Dieu est l’auteur du mal…

Pin It on Pinterest