Ignace d’Antioche (31-113?)

7 de ses lettres sont reconnues comme authentiques : aux Éphésiens, aux Magnésiens, Tralliens, Philadelphiens, Smyrniens, et aux Romains, de même que la lettre à Polycarpe, qui selon la tradition était évêque de Smyrne et un disciple de Jean l’Évangéliste.

Brève biographie

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Ignace le Théophore, né vers 35 dans la province de Syrie, mort à Rome, en martyr, probablement en 107 ou 113. Il fut le troisième évêque d’Antioche, après saint Pierre et Evode, à qui il succéda vers 68. Probablement disciple direct des apôtres Pierre et Jean, il est surtout connu pour ses lettres apostoliques, associant le martyre pour la Foi aux grains de blé moulus pour devenir le pain de l’Eucharistie.

Ses lettres apostoliques développant une première théologie eucharistique le font ranger parmi les Pères apostoliques, première génération de Pères de l’Église. Seul le récit tardif du Martyre de Saint Ignace nous donne un récit de sa vie.

Il fut le troisième évêque d’Antioche, après saint Pierre et Evode, à qui il succéda vers 68. Arrêté par les autorités et transféré à Rome pour être mis à mort dans l’arène, pendant la persécution de Trajan. On espérait ainsi faire un exemple afin de freiner l’expansion du christianisme. Au contraire, il rencontra et encouragea de nombreux chrétiens sur son chemin et il écrivit des lettres aux Éphésiens, aux Magnésiens, Tralliens, Philadelphiens, Smyrniens, et aux Romains, de même que la lettre à Polycarpe, qui selon la tradition était évêque de Smyrne et un disciple de Saint Jean l’Évangéliste.

Son désir très fort de martyre sanglant dans l’arène, que lui attribue le récit, peut sembler étrange au lecteur moderne : il conçoit le martyre comme une libation, un sacrifice envers le Christ comme le veut l’Évangile.

Liens externes
» Biographie (Wikipedia)
» Ignace d’Antioche (Patristique.org)

Lettre aux Tralliens

J’ai de grandes pensées en Dieu, mais je me limite moi-même, pour ne pas me perdre par ma vanterie. Car maintenant surtout il me faut craindre, et ne pas prêter attention à ceux qui tenteraient de me gonfler d’orgueil. Car ceux qui me parlent ainsi me flagellent.

Lettre aux Smyrniotes

Tout cela, il l’a souffert pour nous, pour que nous soyons sauvés. Et il a véritablement souffert, comme aussi il s’est véritablement ressuscité, non pas, comme disent certains incrédules, qu’il n’ait souffert qu’en apparence: eux-mêmes n’existent qu’en apparence, et il leur arrivera un sort conforme à leurs opinions, d’être sans corps et semblables aux démons.

Lettre aux Romains

Ne demandez pour moi que la force intérieure et extérieure, pour que non seulement je parle, mais que je veuille, pour que non seulement on me dise chrétien, mais que je le sois trouvé de fait . Si je le suis de fait, je pourrai me dire tel, et être un vrai croyant, quand je ne serai plus visible au monde. Rien de ce qui est visible n’est bon. Car notre Dieu, Jésus-Christ, étant en son Père, se fait voir davantage. Car ce n’est pas une œuvre de persuasion que le christianisme, mais une œuvre de puissance, quand il est haï par le monde.

Lettre à Polycarpe

Peinez ensemble les uns avec les autres, ensemble combattez, luttez, souffrez, dormez, réveillez-vous, comme des intendants de Dieu, comme ses assesseurs, ses serviteurs. Cherchez à plaire à celui sous les ordres de qui vous faites campagne, de qui aussi vous recevez votre solde, qu’on ne trouve parmi vous aucun déserteur. Que votre baptême demeure comme votre bouclier, la foi comme votre casque, la charité comme votre lance, la patience comme votre armure.

Lettre aux Philadelphiens

Ainsi, enfants de la lumière de vérité, fuyez les divisions et les mauvaises doctrines ; là où est votre berger, suivez-le comme des brebis. Car beaucoup de loups apparemment dignes de foi captivent par des plaisirs mauvais ceux qui courent la course de Dieu ; mais ils n’auront pas place dans votre unité.

Lettre aux Ephésiens

Nul, s’il professe la foi, ne pèche ; nul, s’il possède la charité, ne hait. On connaît l’arbre à ses fruits : ainsi ceux qui font profession d’être du Christ se feront reconnaître à leurs oeuvres. Car maintenant l’oeuvre qui nous est demandée n’est pas simple profession de foi, mais d’être trouvés jusqu’à la fin dans la pratique de la foi.

Lettre aux Magnésiens

Il convient donc de ne pas seulement porter le nom de chrétiens, mais de l’être aussi

 

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