Récemment, j’ai traité et développé en de longs discours la question de l’incompréhensibilité divine. J’ai prouvé, par les textes de l’Écriture comme par des raisonnements naturels, que la compréhension de la divinité reste inaccessible, même aux puissances célestes, je veux dire à ces êtres qui, dégagés de tout élément matériel, jouissent de la vie bienheureuse. Et pourtant, nous, qui passons notre vie dans la mollesse et l’abrutissement, qui nous jetons en toute sorte d’iniquités, nous prétendons atteindre à cela-même qui demeure profondément inconnu aux substances spirituelles et, dans cette grande entreprise, nous prenons pour unique point d’appui le discernement de notre jugement personnel et la futile renommée que nous feront nos auditeurs, sans déterminer par la réflexion la mesure de nos forces naturelles, sans suivre l’Écriture ni les Pères mais, entraînés par la fantaisie de nos opinions comme par un torrent débordé, nous nous précipitons dans une faute capitale. Voyons maintenant! Après que nous aurons disserté sur l’anathème autant qu’il vous sera utile, après que nous vous aurons démontré la gravité d’un mal que vous regardez comme une bagatelle, il faudra que nous mettions un frein à des langues qui ne veulent pas s’arrêter, que nous dévoilions à tous les regards la plaie cachée que bon nombre d’entre nous portent dans leurs âmes sans y penser et sans rien faire pour la guérir. Nous sommes tombés dans un état si misérable que, réduits à la dernière extrémité du mal, nous ne savons pas vaincre les plus honteuses passions. De la sorte s’accomplit en nous la parole du Prophète; il n’a été appliqué aucun remède sur notre blessure, elle n’a point été bandée ni adoucie avec de l’huile.

Par où donc commencerai-je à parler de ce mal? Partirai-je des prescriptions et des commandements du Seigneur ou bien de votre sotte ignorance et de votre abrutissement? Et quand j’ouvrirai la bouche, ne serai-je point raillé et moqué comme un fou? Ne serai-je point accueilli par des huées quand j’aborderai ce sujet si triste et si digne de larmes? Que faire? Je souffre, je sens mon cœur se rompre, mes entrailles se déchirer à la vue de tant de stupidité! Nous laissons loin derrière nous l’obstination judaïque et l’impiété païenne. Je vois des hommes qui n’ont ni la raison formée par l’étude des saintes Écritures, ni même la première teinture de cette science sacrée: des fous, des baladins, «des gens qui ne savent ce qu’ils disent ni de quoi ils parlent»; je les vois n’ayant pas d’autre courage que celui de dogmatiser à tort et à travers et de crier anathème à ce qu’ils ignorent, aussi les ennemis de la foi se raillent-ils de nous parce que, disent-ils, nous ne prenons aucun souci de régler sagement notre vie et de nous instruire dans la pratique des bonnes œuvres. Hélas! Que tout cela m’est dur! «Que de justes et de prophètes ont désiré voir ce que nous voyons et ne l’ont point vu; ont désiré entendre ce que nous avons entendu et ne l’ont point entendu!» et nous, de tout cela, nous faisons un jeu! Prenez au sérieux, je vous en conjure, l’Évangile qui vous a été prêché, de peur de vous perdre à jamais. Si l’alliance publiée par les anges demeura inviolable, et si la prévarication et la désobéissance reçurent autrefois la rétribution méritée, comment échapperions-nous à la vengeance en négligeant les immenses grâces de salut qui nous sont offertes?

Dites-moi, quel est le but de l’Évangile de la Grâce? Pourquoi Dieu est-il venu en chair? Est-ce pour nous apprendre à nous mordre et à nous dévorer les uns les autres? Non! La charité est d’autant plus exigée de nous que le christianisme est en tout point plus parfait que les prescriptions légales de l’ancienne alliance. L’une dit: «Vous aimerez votre prochain comme vous-même», l’autre nous dit de mourir pour notre prochain. Écoutez les propres paroles de Jésus-Christ: «Un homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho tomba entre les mains des voleurs qui le dépouillèrent, le couvrirent de plaies et s’en allèrent, le laissant à demi-mort. Il arriva ensuite qu’un prêtre qui descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un lévite, étant aussi venu au même lieu et l’ayant considéré, passa outre pareillement. Mais un samaritain qui voyageait, étant venu à l’endroit où était cet homme et l’ayant vu, fut touché de compassion. Il s’approcha donc de lui, il versa de l’huile et du vin dans ses plaies et les banda et, l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie où il eut grand soin de lui. Le lendemain, en s’en allant, il tira de sa bourse deux deniers qu’il donna à l’hôte en lui disant: Ayez soin de cet homme, et tout ce que vous dépenserez de plus, je vous le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois vous semble-t-il avoir été le prochain de celui qui tomba entre les mains des voleurs? L’autre répondit: C’est celui qui a exercé la charité envers lui. Allez donc, dit Jésus, et faites de même.» Seigneur! Quel prodige! Ce n’est pas le prêtre, ce n’est pas le lévite, que Jésus appelle le prochain, mais l’homme que repoussait la loi des Juifs: le samaritain, l’étranger, le blasphémateur de la loi, voilà le seul qui soit appelé le prochain parce qu’en lui seul s’est trouvée la miséricorde. C’est ce qu’a enseigné le Fils de Dieu, c’est aussi ce qu’il a montré par ses oeuvres en venant sur la terre. Il est mort non seulement pour les siens, pour des amis, mais encore pour ses ennemis, pour des tyrans, pour des imposteurs, pour ceux qui le haïssaient et le crucifiaient, pour ceux qu’il connaissait comme tels dès avant la création du monde; il les créa bien qu’il sût d’avance ce qu’ils devaient être un jour, faisant céder sa prescience à sa bonté; pour eux il versa son sang, pour eux il accepta une mort cruelle. «Le pain, dit-il, est ma chair que je donnerai pour la vie du monde.» Et Paul dit dans l’Épître aux Romains: «Lorsque nous étions ennemis de Dieu, nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son Fils». Il dit encore dans l’Épître aux Hébreux que «le Christ a goûté de la mort pour toutes les créatures.» Si le Christ a fait une pareille œuvre de miséricorde et si l’Église en reproduit chaque jour l’image en adressant à Dieu de quotidiennes supplications pour tous les hommes, comment osez-vous dire «anathème!»?

Qu’est-ce en effet que cet anathème! qui sort de vos lèvres? Examinez ce que vous dites, appréciez vos expressions et reconnaissez-en l’énergie! Vous trouvez dans les Saintes Écritures qu’il est dit de Jéricho: «Vous livrerez la ville entière en anathème au Seigneur votre Dieu.» Chez nous a prévalu jusqu’à présent la coutume générale de dire: «un tel, en commettant telle action, a encouru l’anathème de telle manière». Est-ce là vraiment l’anathème? Être livré en anathème à Dieu s’emploie le plus souvent en bonne part. Mais qu’est-ce que l’anathème que vous proférez? Il signifie que vous souhaitez à tel ou tel d’être livré au démon, de n’avoir jamais part au salut, de devenir étranger au Christ! Qui êtes-vous donc? Quelle puissance et quelle autorité avez-vous? Est-ce que le Fils de Dieu va tout à l’heure siéger par vos ordres, pour opérer la séparation de ses brebis, pour «mettre les unes à sa droite et repousser les autres à sa gauche»? Pourquoi usurpez-vous cette dignité éminente à laquelle ne participent que le collège des apôtres et ceux qui, par une exacte perfection, se montrent leurs vrais successeurs, remplis de grâces et de vertus? Ceux-là, observant avec soin le précepte évangélique, ne rejettent du sein de l’Église les hérétiques que de la manière qu’ils s’arracheraient à eux-mêmes 1’œil droit: ils montrent la pitié et la douleur qu’ils ressentent, comme s’ils se coupaient un membre gangrené! Le Christ appelle cela «s’arracher l’œil droit» pour indiquer quelle commisération douloureuse doivent éprouver ceux qui ont charge de retrancher de l’Église les hérétiques. En cela comme en tout le reste, les hommes apostoliques se conduisaient avec une prudence consommée: ils repoussaient l’hérésie en la réfutant, mais ils n’infligeaient à aucun hérétique le châtiment de l’anathème. L’Apôtre n’emploie cette expression qu’en deux endroits et encore paraît-il ne l’avoir proférée que sous la pression de la nécessité; et de plus, il ne l’applique pas à telle ou telle personne spécialement désignée quand il écrit aux Corinthiens: «Si quelqu’un n’aime pas Notre Seigneur Jésus-Christ, qu’il soit anathème» et aux Galates: «Si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème.»

Quoi donc! Ce que n’a osé décider et accomplir aucun de ces hommes qui en avaient le plein droit, vous osez le faire, vous osez faire acte d’opposition aux mérites de la mort du Seigneur, vous osez prévenir la sentence du Maître! Voulez-vous savoir ce qu’a dit un personnage qui, avant nous, reçut l’héritage traditionnel des apôtres et fut jugé digne du martyre? Pour faire ressortir la gravité de ce mot d’anathème, il se sert de la comparaison suivante: «De même, dit-il, qu’un simple particulier, s’il usurpe la pourpre royale, mérite la mort pour lui et pour les complices de son attentat, de même ceux qui, abusant de la sentence du Maître, prétendent rendre un homme anathème à l’Église se précipitent eux-mêmes à leur perte, parce qu’ils empiètent sur les droits réservés au Fils de Dieu.» Pensez-vous donc que ce soit une petite affaire que de frapper votre prochain d’une pareille sentence avant le temps marqué, avant l’arrivée du vrai Juge? L’anathème sépare complètement du Christ. Mais que disent, pour s’excuser, ces gens toujours audacieux pour le mal? «C’est un hérétique, s’écrient-ils, il loge en lui le diable; il profère contre Dieu des horreurs; par les caresses et les misérables artifices de sa parole, il entraîne toute une foule à l’abîme de la perdition; c’est pourquoi les Pères l’ont banni de l’Église, lui et surtout son maître qui a fait schisme dans une portion de l’Église.» Voilà comment ils parlent, soit sur Paulin, soit sur Apollinaire: en insistant sur le schisme de chacun d’eux, ils parviennent assez facilement à éviter la note de nouveauté et à montrer comment l’erreur a pris pied et empire dans les secrets, replis d’une opinion préconçue et téméraire.

«Enseignez, dit Paul, en reprenant avec modestie ceux qui résistent à la vérité, dans l’espérance que Dieu pourra leur donner un jour l’esprit de pénitence pour la leur faire connaître et qu’ainsi, revenant de leur égarement, ils sortiront des pièges du démon qui les tient captifs pour en faire ce qu’il lui plaît.» Déployez donc le filet de la charité, ne jetez pas le boiteux à terre, guérissez-le plutôt! Prouvez que vous voulez, par un sentiment de générosité, rendre commun à tous le bien qui vous est propre. Jetez la douce amorce d’une sympathique pitié et, après avoir sondé les replis cachés de l’erreur, retirez du gouffre de perdition l’infortuné qui se noie dans les fausses opinions. Corrigez, comme opposé à la tradition apostolique, ce que le préjugé ou l’ignorance fait passer pour vrai. Et si le malheureux qui avait adopté l’erreur veut accueillir votre enseignement, il vivra de la vraie vie, vous aurez sauvé son âme et la votre. S’il refuse, s’il résiste et s’opiniâtre, contentez-vous, pour mettre à couvert votre responsabilité, de rendre témoignage à la vérité avec douceur et patience; dès lors, le Juge Souverain n’aura plus à vous réclamer l’âme de votre frère.

Point de haine! Point d’aversion! Point de persécution! Faites preuve d’une franche et vraie charité: il y a un gain qui ne vous échappera pas car lors même que vous n’obtiendriez aucun autre résultat favorable, sachez que c’est un beau profit et un gain magnifique que de pratiquer la charité et d’enseigner la doctrine du Christ. «C’est en cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.» Ôtez la charité et ni la science des mystères de Dieu, ni la foi, ni le don de prophétie, ni la pauvreté, ni le martyre ne vous serviront de rien! L’Apôtre l’a déclaré en ces termes: «Quand je pénétrerais tous les mystères, quand je posséderais la science parfaite et une foi telle que je pusse transporter les montagnes, si je n’ai pas la charité, tout cela ne me servirait de rien. Quand je parlerais le langage des anges, quand j’aurais distribué tout mon bien aux pauvres et livré mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. La charité est bénigne et sans enflure; elle ne cherche pas ses propres intérêts; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle souffre tout.»

Mes bien-aimés, aucun de vous n’a montré pour Jésus-Christ un amour pareil à celui de cette sainte âme; jamais une créature humaine n’a prononcé de paroles semblables à celles qui ont jailli du cœur de Paul, de ce coeur tout embrasé de charité. Il s’écriait: «J’accomplis en ma chair ce qui reste à souffrir à Jésus-Christ»; «Je souhaiterais de devenir moi-même anathème à l’égard de Jésus-Christ pour le salut de mes frères»; «Qui souffre parmi vous, sans que je souffre moi-même?» Et bien malgré cet ardent amour de Dieu, il ne proféra jamais contre qui que ce fût ni injure, ni paroles violentes, ni anathèmes. Autrement, il ne serait point parvenu à faire à son Dieu l’hommage de tant de villes et de tant de nations converties. Humilié, maltraité, souffleté, tourné en dérision, il ne laissa pas d’accomplir son œuvre en caressant, en exhortant, en suppliant. C’est par des moyens insinuants qu’il captive l’attention des Athéniens: il les voit tous affolés d’idolâtrie, cependant il ne les attaque point par des paroles outrageantes, disant: «Vous êtes des athées et de francs impies!»; il ne leur dit pas: «Tout est Dieu pour vous excepté Dieu même: vous ne reniez que lui, le Maître et le Créateur de l’Univers!» Que leur dit-il? «En parcourant votre cité et en examinant les statues de vos dieux, j’ai aperçu aussi un autel sur lequel il est écrit «au Dieu inconnu». C’est donc ce Dieu que vous adorez sans le connaître que je vous annonce aujourd’hui.» Ô prodige! Ô tendresse d’un cœur paternel! Il dit que ces Grecs pratiquent un culte pieux, bien qu’ils fussent idolâtres et impies! Pourquoi? Parce qu’ils s’acquittaient des devoirs du culte comme s’ils eussent eu la vraie piété, parce qu’ils croyaient rendre honneur à Dieu, se l’étant persuadé à eux-mêmes. Imitez tous Paul, je vous en conjure, et puissé-je l’imiter moi-même à votre égard!

Si Dieu, qui prévoit les futures résolutions de tout homme et qui sait d’avance quel sera le sort de chacun de nous, a tout disposé pour donner la dernière perfection à ses dons et à sa gloire; si Dieu ne crée rien pour les méchants et si néanmoins il a jugé convenable de les faire participer à ses bienfaits généreux; si Dieu ordonne que nous soyons tous ses imitateurs, pourquoi faites-vous opposition à cette disposition divine, vous qui prenez part aux assemblées de l’Église et à l’accomplissement du sacrifice de Jésus-Christ? Ignorez-vous que le Christ n’a pas brisé le roseau abattu, ni éteint la lampe qui fume? Que signifie cette comparaison? Elle signifie que Jésus-Christ n’a pas repoussé Judas et ceux qui l’ont imité dans son apostasie avant que chacun d’eux, librement entraîné, ne se fût livré entièrement à l’imposture et au mal. Est-ce que nous ne faisons pas des supplications publiques pour les ignorances du peuple? Est-ce que nous ne sommes pas obligés de prier pour nos ennemis, pour ceux qui nous haïssent et nous persécutent?

En ce moment, je remplis un devoir de mon ministère en vous exhortant. L’imposition des mains qui nous a faits prêtres n’est pas une source d’enflure et d’orgueil, elle ne donne pas droit au despotisme. Nous avons tous reçu le même Esprit, nous sommes tous appelés au titre de Fils Adoptif, ceux à qui le Père a donné la puissance ne l’ont que pour servir leurs frères selon leur pouvoir. C’est pourquoi, fidèle aux obligations de ma charge, je vous prie et vous supplie de renoncer à cette funeste habitude de l’anathème. Celui que vous prétendez anathématiser est vivant ou mort: s’il vit, vous commettez un acte inhumain en repoussant cet homme qui, susceptible encore de conversion, peut revenir du mal au bien; s’il est mort, vous faites encore pire. Et comment? Après la mort, c’est pour Dieu seul qu’il est debout ou abattu; il n’appartient plus aux puissances humaines. Il est périlleux de porter un jugement sur les secrets que se réserve le Juge des siècles: c’est lui qui apprécie la mesure de la science et la qualité de la foi. Comment pourrions-nous connaître les termes dans lesquels on s’accusera, la défense qu’on présentera le jour où Dieu jugera tous les mystères humains? Les jugements du Seigneur sont inscrutables et ses voies demeurent inconnues. «Qui a connu la pensée du Seigneur, et qui fut son conseiller?»

Mes amis, peut-être aucun de vous ne songe qu’il a été jugé digne du baptême, aucun ne pense que le jugement doit avoir lieu un jour. Que dis-je, le jugement! Passionnés jusqu’à la frénésie pour les choses de cette vie terrestre, nous ignorons même notre mort et notre départ de ce monde! Renoncez donc, je vous en conjure, à cette mauvaise habitude. Car je vous le dis en face de Dieu et de ses saints anges, et je les prends à témoin que vous vous préparez pour le jour du jugement un affreux malheur et d’intolérables flammes. Si dans la parabole des vierges folles, le Maître Universel, dont le regard discerne toutes les œuvres, a repoussé loin de sa demeure, à cause du manque de charité, ceux-même qui vécurent dans la pureté de la foi et dans la chasteté des mœurs, serait-il possible que nous, qui traînons notre vie à travers toutes les licences, qui nous montrons sans entrailles à l’égard de nos frères, serait-il possible que nous fussions trouvés dignes de l’éternel salut? N’écoutez pas mes paroles d’une oreille indifférente, je vous en prie. Dire «anathème!» aux dogmes hérétiques ennemis de nos traditions, réfuter les doctrines impies, c’est un devoir! Mais épargner les personnes et prier pour leur salut, c’est un devoir encore!

Puissions-nous, enchaînés à l’amour de Dieu et du prochain, fidèles observateurs des préceptes du Seigneur, accourir tous ensemble au jour de la résurrection, à la rencontre de l’époux céleste et lui offrir en hommage une foule d’âmes que nous aurons sauvées par notre commisération, par la grâce et la bonté de ce Fils de Dieu à qui avec le Père et l’Esprit Saint, appartient la gloire parfaite, aujourd’hui et toujours, et dans les siècles éternels.

Amen.

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